À compter du 1er janvier 2026, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) entre dans une nouvelle phase de réforme. Pensée pour corriger les distorsions liées aux petites surfaces, renforcer la fiabilité des diagnostics et améliorer la lisibilité pour le marché, cette évolution impacte directement les propriétaires, bailleurs, acquéreurs et professionnels de l’immobilier.
Voici une analyse structurée, pragmatique et professionnelle — un décryptage utile pour orienter vos clients et anticiper les obligations futures.
1. Fin de la pénalisation des petites surfaces : une correction très attendue
La réforme corrige un biais majeur du DPE actuel :
👉 les logements de moins de 40 m² se retrouvaient plus fréquemment classés F ou G, non pas parce qu’ils étaient réellement des passoires énergétiques, mais parce que l’indicateur de consommation par m² exagérait leurs besoins réels.
À partir du 1er janvier 2026 :
Un nouveau mode de calcul s’applique aux petites surfaces.
L’étiquette énergétique sera recalculée de manière plus homogène et proportionnée.
20 à 30 % des logements de moins de 40 m² devraient changer de classe, notamment en sortant des classes les plus basses.
Cela peut réduire le nombre de biens interdits à la location dans les prochaines années pour cette typologie de logements.
2. Une méthodologie plus robuste et plus cohérente
La réforme s’inscrit dans une logique d’amélioration continue du DPE :
✔️ Renforcement des données d’entrée
Les caractéristiques du bâti (matériaux, épaisseur d’isolants, menuiseries…) seront mieux intégrées pour éviter les interprétations approximatives du diagnostiqueur.
✔️ Pondération affinée des usages
Le calcul prend désormais mieux en compte :
la réalité de l’usage du chauffage,
l’impact des déperditions,
les comportements énergétiques standards.
✔️ Meilleure prise en compte des systèmes récents
Pompes à chaleur, solutions hybrides, ventilation performante : la réforme valorise davantage les équipements modernes, ce qui favorise les rénovations intelligentes.
3. Un impact direct sur les interdictions de location
Rappel du calendrier légal pour les passoires énergétiques :
2025 : interdiction de louer les logements classés G
2028 : interdiction de louer les logements classés F
2034 : interdiction de louer les logements classés E
👉 Avec la réforme 2026, certains logements devraient remonter d’une classe, ce qui peut :
repousser l’interdiction de location,
alléger les obligations de rénovation,
améliorer la valeur vénale pour les ventes.
Attention : ce reclassement n’est pas automatique.
Un nouveau DPE devra être réalisé selon la méthode 2026 pour bénéficier du recalcul.
4. Une lisibilité renforcée pour le grand public
La réforme prévoit également :
une étiquette énergétique plus pédagogique,
une présentation plus claire des coûts théoriques annuels,
des recommandations de travaux mieux hiérarchisées.
Pour les agences immobilières, cela permet une communication plus transparente avec les vendeurs et les candidats locataires.
5. Les conséquences pour le marché immobilier
Pour les vendeurs :
Une amélioration potentielle du classement DPE peut augmenter l’attractivité du bien.
Les logements < 40 m² retrouveront un positionnement plus juste.
Une meilleure stabilité du marché grâce à un DPE plus cohérent.
Pour les bailleurs :
Possibilité de maintenir en location certains biens initialement classés F ou G.
Meilleure visibilité pour planifier les travaux de rénovation énergétique.
Pour les acheteurs :
Un diagnostic plus fiable, plus représentatif de la réalité.
Moins de risques liés à des erreurs de classement pénalisantes.
6. Points d’attention pour les professionnels de l’immobilier
Informer les propriétaires qu’un nouveau DPE 2026 peut changer la donne avant une mise en vente ou mise en location.
Anticiper les recalculs pour les petites surfaces (studios, T1, T1 bis), particulièrement nombreux dans Paris 13.
Valoriser les biens reclassés dans les argumentaires commerciaux.
Intégrer les évolutions du DPE dans la stratégie de prix, notamment pour les logements anciennement classés F ou G.
Conclusion : une réforme qui vise la justice énergétique et la fiabilité
La réforme du DPE du 1er janvier 2026 corrige des biais, renforce la précision de l’outil et redonne du souffle au marché de la location, particulièrement pour les petites surfaces.
Elle représente une avancée pragmatique, alignée avec les enjeux environnementaux et les réalités du terrain.
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